En attendant leur départ
Le risque vient des fibres qui se détachent quand une plaque est cassée, découpée, percée ou frottée, puis qui sont inhalées. Jusqu'à l'évacuation :
- tenez enfants et animaux à l'écart du tas ;
- avant toute manipulation, mouillez les plaques et portez combinaison jetable, gants et masque FFP3 ;
- ne les fractionnez pas pour gagner de la place et ne les rincez pas au jet ;
- pour le trajet, enveloppez-les dans un film ou un sac étanche portant la mention « amiante » et couvrez le chargement.
Ces plaques ne se réemploient pas et ne se mélangent à aucun autre déchet : ni gravats, ni encombrants, ni déchets verts.
Ce que proposent les collectivités du Val-d'Oise
Une seule collecte publique existe dans le département : celle du Sigidurs, à la déchèterie de Bouqueval ou à celle de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. Elle est réservée aux particuliers des 42 communes adhérentes, titulaires de la carte d'accès, après inscription en ligne. Le dépôt a lieu sur rendez-vous, en dehors des heures d'ouverture, lors d'une opération mensuelle : 1 m³ par passage, 10 plaques au plus, longues de 3 m au maximum, sans aucun mélange. La page relais de la commune de Mareil-en-France présente ce service comme gratuit.
Ailleurs, les organismes qui gèrent les déchèteries l'écrivent sans ambiguïté : le Syndicat Émeraude, le Syndicat Tri-Action, le Syndicat Azur, le Syndicat Tri-Or, le SMIRTOM du Vexin et l'agglomération de Cergy-Pontoise refusent l'amiante. Avec le Sigidurs, ils couvrent 177 des 183 communes du département. La page de votre commune indique l'organisme dont vous dépendez.
Les débouchés privés et les installations voisines
Trois de ces collectivités renvoient vers le site privé Tersen (ancien Picheta) à Pierrelaye. D'après l'inspection des installations classées, il accepte l'amiante-ciment des particuliers en petite quantité, emballé, sur rendez-vous pris par téléphone ; l'agglomération de Cergy-Pontoise précise que la prestation est payante, sans tarif publié. Hors du département, le Syndicat Tri-Action cite l'installation EMTA de Guitrancourt, dans les Yvelines, et le Syndicat Tri-Or celle de Claye-Souilly, en Seine-et-Marne : renseignez-vous auprès d'elles avant tout trajet.
Faire enlever le tas
Pour un volume important, des plaques brisées ou une commune sans solution, l'enlèvement par une entreprise reste la voie la plus simple. Elle emballe, charge et transporte les plaques jusqu'à une installation autorisée, puis émet le bordereau de suivi (BSDA) dans Trackdéchets. Les morceaux cassés ne sont plus considérés comme intègres et rejoignent la filière des déchets dangereux.
Où finissent ces déchets
L'amiante-ciment resté entier est stocké dans un casier réservé d'une installation de déchets non dangereux, ou dans une installation de déchets dangereux ; le reste, matériaux dégradés, débris, équipements de protection usagés, va en installation de déchets dangereux ou en vitrification. Le Val-d'Oise dispose à Saint-Martin-du-Tertre d'une installation de stockage dédiée aux déchets de construction amiantés : les apports de la déchèterie de Bouqueval y sont envoyés, selon les données de l'ADEME.
À lire sur les sites officiels
- Plaques en amiante-ciment chez un particulier : guide du ministère de la Transition écologique (PDF)
- Se débarrasser du fibrociment : la fiche de l'ADEME
- Dépôt de l'amiante à Bouqueval : la page déchèteries du Sigidurs
- Déchets amiantés en Île-de-France : bilan 2024 du plan régional (PDF)
- Amiante reçu par les déchèteries du 95 : données SINOE de l'ADEME
- Stockage de Saint-Martin-du-Tertre : rapport d'inspection de 2026 sur Géorisques
- Déchets d'amiante du bâtiment : les filières décrites par l'INRS
- Stockage des déchets non dangereux et casiers amiante : arrêté du 15 février 2016
- Traçabilité des déchets d'amiante : arrêté du 21 décembre 2021
- Bordereau BSDA dématérialisé : l'aide en ligne de Trackdéchets